Le laboratoire de recherche sur la gouvernance publique, territoire et communication (Largotec) a été fondé à la fin de l'année 2003 au sein de la Faculté d'Administration et Échanges Internationaux et de l'I.P.A.G de l'Université de Paris 12. Il a obtenu en 2005 le label « Jeune équipe » du ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche.
Il se donne pour objet l'étude de l'évolution des modes de régulation publique que traduit notamment la montée en puissance du terme de gouvernance. Celle-ci n'est ici considérée ni comme un concept directement opératoire, ni comme un mode institutionnel mais en tant qu'espace de questionnement à partir duquel il est notamment possible de penser autrement la manière dont se prennent les décisions par des configurations d'acteurs (élus, experts, fonctionnaires, groupes de pression...) et dont s'élaborent les normes en système démocratique. Ces deux thèmes font l'objet de notre programme de recherche transversal (2005-2008).
Mais l'évolution des modes de régulation publique est également observable à partir de deux axes de recherche:
Le premier porte sur l'articulation entre pouvoirs et territoires (POETE): si les territoires sont une construction des pouvoirs (des collectivités publiques, des acteurs économiques, sociaux, spirituels...) qui s'approprient ainsi l'espace, ils constituent dans leur diversité et dans les transformations qu'ils connaissent un point d'observation incontournable des rapports de forces, des modes d'interventions et de justification des pouvoirs.
Le second porte sur la communication (CECCOPOP): en se proposant d'analyser la communication en France et dans la dimension européenne, il étudie les questions contemporaines de la communication politique et publique, par le biais d'un séminaire de recherche réunissant chercheurs et doctorants, et d'une journée d'études annuelle permettant à ceux-ci de confronter leurs analyses avec les professionnels de la communication politique et publique, chaque premier vendredi de juin.
Pour mener à bien cette entreprise intellectuelle, le laboratoire est composé de 29 membres dont 12 habilités à diriger des recherches et d'une vingtaine de doctorants